« Le Bachelor » est un personnage original et reconnu dans le milieu de la « Sape » à Paris et pour cause : il est le premier sapeur à avoir créé sa griffe.

Puisque les Congolais aiment la Sape et sont prêts à dépenser beaucoup pour s’habiller, pourquoi ne pas profiter de ce marché ? Et puisque l’élégance n’est pas l’apanage des Européens, pourquoi ne pas créer sa propre ligne de vêtements ?

La Sape une vitrine du Congo ?

Connivences est né, il y a un peu plus de dix ans, sur ces idées. Évidemment, se faire accepter des amateurs d’Yves Saint-Laurent n’est pas chose facile. Surtout quand on est africain, dixit le Bachelor. Il raconte qu’à ses débuts, certains clients qui venaient lui acheter des costumes s’empressaient de les glisser dans un sac de marque plus connue avant de sortir…

La Sape est autant admirée que critiquée. On reproche aux sapeurs de ne pas être utile au Congo et de donner une image de l’Europe trop idyllique aux jeunes restés au pays.
Le Bachelor est lui-même critique sur la sape : les « défis » et les « danses des griffes » (défilés des sapeurs pendant lesquelles leurs démarches particulières donnent à voir les marques qu’ils portent) l’amusent autant qu’ils l’exaspèrent quand ils virent à l’excès. Mais il s’insurge quand on dit des sapeurs qu’ils ne servent à rien. Lui « milite » pour que la Sape devienne une vitrine du Congo et une source de développement économique et culturel.

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